Qui dit Chicago dit aussi guerre des gangs, force est de reconnaitre qu’Italiens et Irlandais ne se vouaient pas un éternel amour. La Saint Valentin 1929 en fût une parfaite illustration.

Le 14 février 1929 marqua la fin de cette guerre qui parut aux habitants de Chicago comme interminable. Elle opposait Al Capone à Bugs Moran, deux chefs maffieux redoutables, le premier à la tête du South Side (dominance italienne) et le second à la tête du North Side (dominance irlandaise) et aboutit à l’assassinat de 7 personnes.

La cause ? Al Capone jugeait dangereuse l’ascension de son rival Bugs Moran, qui contrôlait alors les quartiers nord de Chicago et se confrontait donc à ses hommes. Suite à deux tentatives avortées d’attentat sur sa personne, il vit dans l’élimination de son rival la solution à la menace qui pesait sur sa vie. Seule conclusion possible, éliminer la bande entière de Moran.

Mise en place du piège. Capone délégua cette mission à son fidèle ami Jack McGurn. Ce dernier s’entoura d’une équipe de tueurs pour commanditer cet attentat. Ensemble ils prétextèrent une livraison de whisky de contrebande dans un vieux garage, une fois les hommes de Moran sur place, une fausse descente de police désarma la bande qui se retrouva alors vulnérable. D’après le rapport de police les 7 hommes furent tués par la décharge de 70 balles et 2 coups de fusil. Au moment du massacre, Al Capone était en vacances en Floride, preuve qu’il avait quelque peu prémédité l’évènement. Billy Wilder dans son inoubliable film Certains l’aiment chaud (1959 avec Tony Curtis, Jack Lemmon et Marylin Monroe) fait directement référence à ce massacre.

Crédits photo: Max Carpentier